| 
Cinq ans après son premier album, Djénèba Traoré
nous revient avec son second album « Djon Minè »
enregistré et mixé au studio Bogolan de Bamako.
Née au milieu des années 70 à Bamako, écolière
assidue, vite, notre Djénèba Traoré a été
piquée par le virus de la musique en accompagnant son amie(choriste)
à ses séances de répétitions. Son père
lui même artiste, constatant la passion de sa fille pour la musique,
décide d’assurer sa formation. Le chemin a été
long et tortueux, non seulement notre djénèba ne croit
pas à son étoiles mais elle est aussi sous la domination
d’un père qui veut tout décider à la place
de sa fille. Pour vaincre sa timidité légendaire, elle
se fréquente les troupes théâtrales de son quartier.
Quelques années plutard, Djénèba Traoré
est aguerrie à la scène, elle prend la résolution
d’abandonner l’école pour laquelle elle n’était
pas très brillante pour se consacrer à ses activités
artistiques.
En 1995, elle enregistre son premier essai « Yayoroba »(expression
bamanan pour désigner les femmes au large posture)au studio Bogolan,
un album produit par Mali K7 sous la direction de musicale de son père.
Yayoroba rafle toutes les mises et règne sans partage trois mois
durant sur le referendum de la musique malienne(Top étoile).
Djénèba Traoré est sollicitée de partout
au Mali, elle sillonne le pays dans son ensemble pour des concerts.
En 1997, Djénèba Traoré veut affirmer sa personnalité
et rompre avec l’autorité parentale: la rupture artistique
est consommée. Loin de se laisser emporter par le découragement,
notre artiste prend service sous la supervision de Moussa Koné
ancien guitariste de Ali Farka Touré. De cette collaboration
naîtra son second album « Djon Minè » sorti
chez Mali k7 SA en mai 2001.
Djon Minè pour l’artiste elle même est un défi
artistique qu’elle a relevé, en tous les cas Djon Minè
est une confirmation de son talent d’artiste puisqu’un mois
après sa sortie Djon Minè sans tout bousculer sur son
passage, se hisse au carré d’as des hits parades maliens.
Djon Minè est un album mélodieux de huit titres qui même
s’il intègre les instruments traditionnels, est resté
solidement rattaché aux valeurs culturelles maliennes de Ségou,
la région où elle est originaire. Vivement un troisième,
quatrième…album.
|