| N'Gou
Bagayoko "Kulu"
Premier
album de N'Gou Bagayoko, guitariste du
sud du Mali. Entouré de trois chanteuses aux voix sensuelles et contrastées,
N'Gou Bagayoko nous fait entendre un jeu
de guitare inédit et unique aux accents blues, aux notes aériennes et
aux compositions lancinantes. Un album fluide et élégant au rythme doux
des longues et chaudes après-midi du Mali.
Né
en 1949 au Mali, N'Gou Bagayoko découvre
la guitare vers l'age de 21 ans . Son intérêt pour l'instrument commence
par la rencontre avec un professeur de musique qui lui trouve des aptitudes
à commencer la musique. Durant 1970 années, il se consacre tout d'abord
au métier d'instituteur, qu'il exercera jusqu'en 1988 dans la petite
ville de Bougouni, à 2 heures de route au sud de Bamako. C'est en 1980
qu'il fait son premier enregistrement en tant qu'accompagnateur, chef
d'orchestre et arrangeur de Nahawa
Doumbia, chanteuse de Bougouni. En janvier 2001, le premier
enregistrement de N'Gou Bagayoko se concrétise
pour le label Frikyiwa. Son album est enregistré sur le lieu de vie
de l'artiste, en prise directe avec le quotidien où cette musique naît
et se développe. Le jeu de N'Gou Bagayoko
est à la fois unique, étrange et pourtant familier. A cela différentes
raisons issues d'un mélange de culture locale et d'un savoir faire empirique.
On pourrait croire que cet artiste prend comme référence le jeu d'autre
guitariste. Rien de cela. C'est en effet en écoutant un instrument malien,
le kamélé n'goni (instrument
rural à 8 cordes constitué d'un manche et d'une caisse de résonance
qui se joue verticalement), qu'il décide de développer sa propre façon
de composer.
Il transpose donc sur sa guitare les accents mélancoliques du
kamélé n'goni ainsi que le toucher, le placement des notes, etc.
Cela abouti aussi à un doigté singulier, comme l'index de N'Gou
Bagayoko qui balaye les cordes de sa guitare d'une manière étrange.
A cela il rajoute l'esprit du "Didadi", style musical typique de Bougouni
dont le swing, la mélodie festive et dansante en font les caractéristiques.
D'où cet étonnant et familier climat qui ressort des compositions de
N'Gou Bagayoko à la fois blues et joyeux.
Les mélodies de N'Gou Bagayoko sont depuis
des années au service de la voix. C'est donc dans une posture complètement
nouvelles et pleine d'aventure que cet album a été conçu. 5 morceaux
sur 10 sont en effet sans chanteuse et N'Gou Bagayoko
a donc du trouver tout un nouveau vocabulaire musical afin de faire
vivre des morceaux instrumentaux. Là aussi les solos mêlent l'étrange
au familier. Quant aux voix, il s'agit içi d'une véritable palette vocale
avec Nahawa Doumbia,
Ramata Doussou et Maï
Sandogo. Toutes trois de Bougouni, chacune avec son timbre, sa
mélodie et son interprétation, elles colorent l'album d'une sensualité
et d'une douceur contrastés. L'ensemble de l'album s'aborde de manière
simple et directe: guitare et voix. Les instruments complémentaires
(kamélé
n'goni, calebasse sur l'eau, concon barani)
sont employés pour souligner le coté singulier et aérien des compositions;
les effets sont discrets et le sentiment de proximité et d'intimité
plane sur cet album doux et fluide.
N'Gou
Bagayoko
apparaît aussi sur l'intégralité de l'album de Filifin,
joueur de kamélé n'goni
du Mali
(album "Siran" paru en septembre 2002 sur le label Frikyiwa, distribution
Nocturne)
ainsi que sur l'album de Lipitone "Nuits sur écoute: Bougouni" |
| N’Gou
Bagayoko “Kulu”
First
album of N’Gou Bagayoko, guitar player
from the south of Mali. Surrounded by three female singers with sensual
and contrasted voices, N’Gou Bagayoko
makes us hear a new and unique way of playing guitar with blues accents,
with very light not rand haunting melodies.
Born in
1949 in Mali, N’Gou Bagayoko discovers
guitar at the age of 21. his interest for this instrument began when
he met a music teacher who thought he had good capacities for music.
He’s teacher until 1988 in Bougouni, at two hours in the south
from Bamako. In 1980, he makes his first recording as accompnier, orchestra
leader and arranger of the singer Nahawa
Doumbia who’s from Bougouni. In January 2001, he records his
first work with the label Frikyiwa. The album was recorded directly
where the artist lives. His way of playing is at the same time strange,
unique but familiar.
This is due to the mix of local culture and of an empirical know-how.
We can think that this artist is imitating other guitar players but
it’s not the case? It’s through the listening of the kamelen
n’goni (rural instrument made of 8 strings, a neck and a sound
bow and played in the vertical position) that he decides to create his
own way of composition. In a way, he plays the guitar like some play
the kamelen n’goni.
This leads to a strange way of playing. To this, he adds the didadi,
typical musical style of Bougouni which characteristics are swing, joyful
and dancing melodies. This album is a new experience as N’Gou
Bagayoko has found a new musical vocabulary to make his tracks
alive because five tracks on ten were realized without singers.
The voices also are strange and beautiful: Nahawa
Doumbia, Ramata Doussou and Maï
Sandogo. the free of them are from bougouni and each of them
have a particular voice and way of singing which gives to the album
a colour of sensuality and soothing ness .the album is simple/ voices
and guitar. The complementary instruments are kamélé
n’goni, water dum, concon barani.
N’Gou
Bagayoko
is on all the album of Filifin, kamélé
n’goni player of Mali (album “Siran” released
in septembre 2002 with the label Frikyiwa, distribution Nocturne) and
also on the album of Lipitone “Nuits sur écoute: Bougouni” |