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Fatoumata
Kouyaté dite Tata Bambo
L'Humble impératrice
Elle est une impératrice dans le cercle des talentueuses cantatrices
du Mali. Elle est une star parmi les artistes du pays. Parce que le
talent de Tata Bambo lui permet d'épouse les époques et
de séduire les générations avec sa voix limpide
qui ne sonne que pour ceux qui le méritent. Portrait un énigmatique
pionnier de la musique malienne.
"Avant
ma naissance un érudit avait dit à mon père, Djéliba
Kouyaté, qu'il allait avoir une file qui aura une grande popularité
grâce à la chanson. J’ai été cet enfant",
explique Fatoumata Kouyaté dite "Tata Bambo". C'est-à-dire
la native de Niaré la (bamako) était prédestinée
à la brillante carrière qui est sienne depuis plus de
40 ans. Elégante, courtoise, généreuse avec un
déconcertant franc parler, la notoriété de Tata
Bambo a franchi les frontières Maliennes depuis une éternité.
D'ailleurs, il n'en pouvait être autrement pur celle qui a été
bercée au mythique rythme du Ngoni paternel. Un père connu
no seulement pour son talent, mais aussi et surtout par sa ferveur religieuse.
"Il était toujours à la mosquée. Et il a toujours
fait partie du comité de gestion ces lieux, de culte, de la vieille
mosquée de Niarela a la grande mosquée, explique t-elle.
Ayant effectué le perilinage cette année, tata suit allègrement
la voie du salut tracé par son père. Sa mère Assetou
Damba ne chantant pas, c'est l'une des co-épouse, Assan Damba,
qui s'est occupée de l'encadrement de Tata. Elle fit rapidement
merveille dans les cérémonies sociales au point que les
troupes de quartiers se la sont arrachées. Après le giron
familial, tant a poursuit son apprentissage sous la protection de Falaba
Issa Traoré (paix a son âme)."Il croyait à
mon talent. Lorsque je séchais les répétitions,
il venait me chercher jusqu' a la maison en me disant: i l faut prendre
la chanson au sérieux parce que je suis sur qu'elle va t'apporter
succès et bonheur.
Gloire
précoce
En effet, l'heure de la gloire a précocement sonné alors
que le talent en herbe n'avait que 12 ans parce qu'elle a composée
et interprète, en 1962, l'un des plus grands succès de
la musique malienne: "Bambo" Une chanson qui fustige le mariage
forcé. "J'ai demandé aux parents que le temps des
mariages soit résolu. Il faut que les jeunes choisisses librement
leurs conjoints", explique –t-elle. C'était seulement
deux ans après l'indépendance. Une époque ou les
traditions étaient encore solidement ancrées dans la vie
quotidienne. Le discoure tait révolutionnaire au point d'inspirer
les concepteurs du code du mariage au Mali. Et son auteur ne s'attendait
pas à ce que cela bouleverse sa vie. La première interpretation
en public de Tata Bambo a eu lieu au cours d'un gala organise par le
president Modibo Keita (paix a son aime) à l'occasion d'un sommet
des chefs d'Etat à Bamako. L'Assistance était restée
médusée devant le savoir faire, la beauté vocale
de la frele adolescence. Une prestation inoubliable parce que sans complexe.
"Le lendemain de ma prestation, le president Modibo Keita a envoyé
quelqu'un me chercher. Il m'a remis une enveloppe d'argent, une vraie
fortune a l'époque. Sa femme, Mariam m'a donnée une valise
pleine d'habits de valeurs inestimable. J'étais devenue une princesse
adulée par le pouvoir et le peuple", se souvient-t-elle.

Préférence à la musique traditionnelle
Et c'est le president Modibo Keita qui personnellement exigé
l'intégration de Tata au sein de l'Ensemble Instrumentale. Elle
partage alors la scene avec Amy Koita, Oumou Kouyaté, Dipa Kouyaté,
wandé Kouyaté…pour écrire l'une de plus belles
pages de l'histoire de cet ensemble. Après avoir sorti une cassette
avec le groupe (korossè Koko); elle le quitte en 1978 pour mener
une carrière solo qui lui permit de sillonner la planète.
"La musique m'a conduit aux quatre coins du monde", dit-elle
avec sa légendaire modestie et humilité. En 1984 sort
son premier album"Aourou Boucoum", en hommage à l'un
des ses fidèles ôtes. Il s'en est suivi une dizaine. Et
la musique de l'impératrice n"a cessé de s'améliorer."
j' affectionne la musique traditionnelle qui est la meilleur . Mais,
ces dernières années, j'ai composée des titres
modernes sur mes albums pour épouser les exigences du temps parce
que je me considère egalement comme une artiste. Chaque génération
a son tempo et son goût. Al' artiste de s'y adapter", explique-t-elle.
La saga
des héritiers
Aujourd'hui, Tata partage la scène avec deux de ses filles: Assa
Dramé (mariée et installé en France) et Fati Kouyaté
dont le premier album" Bailo", vient de sortir sur le marché.
"C'est avec un énorme plaisir que je vois mes fille évoluer
sur scene parce que mon souhait a toujours été qu'au moins
l'un de mes enfants m'y succède", se réjouit la mère.
Elle ajoute, "Je ne leur ai jamais donné des dirctives par
rapport à leur carrière, à leur choix dans la vie.
Ce sont elles qui ont voulu mener cette carrière et je ne peux
que les soutenir avec mes conseils et bénédictions. Il
faut ajouter aussi que le benjamin de la famille, Gaoussou Kouyaté,
suit allégrement les traces de son père à la guitare."
Je leur souhaite plus de succès. Ils ont la chance d'avoir une
modeste cantatrice comme mer et d'être les enfants d'un meilleur
guitariste de ce pays. C'est un atout que beaucoup de leurs camarades
n'ont pas. A eux d'en profiter judicieusement en travaillant et en refusant
de dormir sur la notoriété de leurs parents.
Passion
humble
Pour son guitare de mari, Modibo Kouyaté, le succès et
la longévité de Tata sur scene s'expliquent par sa modestie,
son humilité et sa passion pour la chanson."Elle traite
tout le monde sur le même pied. Et l'argent n'est jamais un pré
able dans ses relations humaines et professionnelles. Elle tient beaucoup
à sa dignité et à son honneur" souligne le
virtuose de la guitare. On comprend alors qu'elle soit adulée
par ses "Diatigui"(ôte) et respectée par les
autres cantatrices et artistes."On sait que les cantatrices ne
s'entendent pas. Mais, vous ne comprenez jamais que Tata a des problèmes
avec telles cantatrices ou avec tel artiste. Elle se met au dessus de
ses petits conflits de jalousie ou d'hypocrisie. Mais, il ne faut pas
abuser de cela pour bafouer sa dignité ou s'attaquer injustement
a ses protégés", explique un de ses ôtes.
Trait d'union
entre les générations.
"Je ne vois pas comment je peux avoir des problèmes avec
les cantatrices qui me considèrent toutes comme une mère,
une tante, une sœur, une amie. Elles me respectent toutes et je
leur rends ce respect", souligne la célébrité
qu'on peut considère, a juste titre comme un trait d'union entre
les générations musicales malienne. Grâce a son
expérience, son succès, son humilité et surtout
sa notoriété, Tata Bambo Kouyaté est aujourd'hui
mieux placée pour guider les jeunes générations."J
e ne suis pas contre la diversité des expériences musicales.
Mais, cela ne doit pas se faire au détriment de nos traditions
musicales. Nous sommes en train de nous éloigner de nos valeurs.
Ace rythmes, nous risquons de perdre tout ce qui fait notre fierté
culturelle et artistique. La culture est l'âme et la memoire d'une
nation. Elle merite donc d'entre jalousement conservée. La jeune
génération ne doit pas penser que ce qui se fait ailleurs
est mieux que ce que nous avons en nous. O n peut l'améliore
sans jamais renoncer.", conseille notre Tata, au crépuscule
de la cinquantaines. Ce discours, elle peut tenir parce qu'elle est
une reference qui est parvenue a s'illustre avec la musique traditionnelle
et moderne sans perdre son authenticité, son âme.
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