| Mamou
Sidibé nouvel album « Musoya » "Nakan"
(Destin) est le titre du 1 er album qui a marqué, en 1999, la fracassante
entrée de la jeune Mamou Sidibé sur la scène musicale
malienne. Un succès national (environ 35.000 exemplaires vendus
au Mali) qui a aussi permis à la superbe voix du Ganadougou, de
faire un timide mais prometteur pas dans le showbiz international. Ces
derniers temps, la Techno, Girl s'est un peu effacée de la scène.
Pourquoi ? Elle s'en explique, à coeur ouvert, dans l'entretien
qu'elle nous a accordé..
Question:
Cela fait un bout de temps qu'on ne vous voit pas sur scène. Qu'est
ce qui explique ce replis ?
Mamou
: J'ai pris un peu de recule afin de mieux me consacrer à la composition
et à l'enregistrement de mon album « Musoya ». Cela
était d'autant nécessaire que je suis maintenant condamnée
à faire mieux que la première cassette qui a été
très bien accueillie par les mélomanes, surtout par les
enfants et les Jeunes.
-
Parlez-nous de ce nouvel album?
C'est
un album de douze titres qui est sorti sur le marché le 03 avril
dernier. J'ai donné le meilleur de moi pour répondre aux
attentes de mes fans et mériter leur confiance. Malgré la
conjoncture qui sévit actuellemnt, ils continuent à se sacrifier
pour pouvoir acheter des cassettes légales. J'espère que
l'album sera à la hauteur de leurs attentes.
- Nakan,
votre premier album, a eu beaucoup de succès. A-t-il financièrement
été à la hauteur de vos attentes ?
Dieu
merci! Même le simple fait de pouvoir mettre un album sur le marché
est une grande chance et un immense bonheur, pour lesquels il faut toujours
rendre grâce à Allah.! Sinon je n'ai presque bénéficié
d'aucune retombée financière du succès de Nakan à
cause de la piraterie. C'est l'un des albums les plus piratés au
Mali des dernières années.
-
Justement à peine mis en vente la cassette a été
piratée
Nous
ne savons plus à quel saint se vouer, l’histoire de piraterie
me dépasse. Avant la sortie de mon premier album les jaquettes
étaient en vente au marché. Celui là qui vient de
sortir a été piratée moins de trois jours après
le lancement. Les jaquettes ont été à nouveau volées
à l’imprimerie. Nous ne pouvons plus rentrer au marché
au risque de nous faire insulter ou agresser.
- Qu'est
ce qui distingue votre 1er album de celui là ?
Le
premier album est exclusivement techno. Alors que sur Musoya, il n'y a
que quatre morceaux techno. Nous avons reculé pour sauter, non
pas que nous n’avons pas d'idée mais parce que nous sommes
conscients que la revalorisation des instruments traditionnels, des piliers
de nos traditions et de notre culture, est un devoir pour nous les artistes.
Les huit autres titres sont donc arrangés à partir des instruments
traditionnels comme le dun dun, la calebasse,
le kamalen ngoni,
la flûte...
-
Vous avez eu la chance de participer à des festivals comme Africolor
de Saint Denis (France) ; Voix de Femmes à Bruxelles (
Belgique) et quelques concerts en Europe.Qu'est ce que ces concerts vous
ont-il apporté ?
Une
très grande et enrichissante expérience. J'ai eu beaucoup
de contacts et assez d'opportunités d'approfondir mes connaissances
musicales et d'évaluer le chemin parcouru ainsi que ce qui me reste
à faire pour me hisser au niveau de mes aînés sur
la scène internationale comme Salif
Keita, Oumou
Sangaré, Nahawa
Doumbia, Rokia
Traoré, etc. Je crois avoir progressé et j'espère
que les mélomanes, vont sentir cela sur Musoya.
-
Le fin mot de la fin ?
Cet
album a été réalisé avec une certaine maturité
surtout dans l'esprit de la solidarité et de la fraternité.
Il revient aux mélomanes de juger le fruit de mon travail. Le seul
conseil que je leur donne, c'est de payer des cassettes légales
de leurs artistes. Je salue l'initiative des autorités qui ont
donné une machine à sticker au Bureau Malien du Droit d'Auteur
BUMDA). Je voudrais dire au bureau malien de droit d’auteur, que
la lutte contre la piraterie est un combat de tous les jours, les pirates
ne viendront jamais se livrer, il faut mener une lutte sans merci pour
arriver à bout de cette gangraine qui mine la musique malienne.
Enfin,je demanderai un changement de comportement aux mélomanes
sans lequel la lutte contre la piraterie sera difficile.
Le
Tchatcho Koffi Olomidé Le nouveau
Koffi sera dans les bacs le 15 avril 2003, «Raison d’ Etat»
est le titre de ce nouvel opus qui sortira en double album «Vol.
1» et «Vol. 2». Raison d’Etat, comme son titre
l’indique, dépasse la personne même de Koffi. Les
conditions matérielles et financières mises à sa
disposition pour la réalisation de ce double album, son attachement
aux valeurs culturelles de son Congo natal et sa recherche constante de
sonorités nouvelles auraient amené l’ambianceur de
Kinshasa à appeler son double album Raison d’Etat. C’est
aussi 16 titres de bonheur. Raison d’Etat, comme vous n’avez
jamais connu Koffi Olomidé. Raison d’Etat pour tous les
fans de la rumba congolais sera sans nul doute le tube du printemps. A
vos marques. Ça va chauffer sur les pistes de danse.
Redoubler de vigilance Presque moins de quarante huit heures
après, sa sortie, «Musoya» le nouvel album de la Techno
Girl Mamou Sidibé
est déjà victime de la piraterie. On se demande même
si les produits piratés n’ont pas occupé les backs
en même temps que les cassettes légales. Ce qui n’est
guère surprenant car quelques jours avant sa sortie officielle,
environ huit mille jaquettes de ce superbe album avaient été
dérobées à Imprim Color. C’était tout
juste avant la livraison au producteur. Ce qui avait contraint le producteur,
Mali K7, à changer la présentaion de la jaquette. Il était
évident que celui ou ceux qui ont dérobé les jaquettes
n’avaient pas de bonnes intentions. Ce sont soit des pirates ou
leurs complices. Mais on n'imaginait pas qu’ils allaient oser mettre
leurs œuvres piratées sur le marché avec une telle
rapidité. La cassette de Mamou est sortie le jeudi 3 avril. Et
déjà le mardi 8 avril, elle était concurrencée
par des produits distribués par ceux qui ont volé les premières
jaquettes à Imprim Color.
Heureusement, un vendeur a déjà été épinglé
grâce à la vigilance d’un producteur-distributeur.
Dénoncé, le vendeur a été
arrêté par Interpool. Et il n’a pas tardé à
se mettre à table pour dénoncer ses nombreux complices.
Actuellement, l’enquête suit son cours et des têtes,
pas les moindre, vont certainement tomber d’un moment à
l’autre. En attendant, les mélomanes, surtout les fans de
Mamou, doivent redoubler de vigilance pour nous aider à démanteler
ce réseau qui condamne nos artistes à la précarité
et les producteurs à la faillite avec tout ce que cela comporte
comme conséquences sociales et économiques.
Malgrè l’énorme succès qui accueil Musoya
sur le marché, le producteur n’a pas encore réussi
à écouler les six mille exemplaires mis en distribution
le 3 avril dernier. Cela se comprend aisément si l’on sait
que les cassettes légales sont concurrencées de façon
déloyale par des produits moins chers parce que piratés
et écoulés avec des jaquettes volées. Comme la talentueuse
Techno Girl disait dans Le Reflet, un tri hebdomadaire de la place, quelques
semaines avant la sortie de Musoya, «la lutte contre la piraterie
est un combat de tous les jours, les pirates ne viendront jamais se livrer,
il faut mener une lutte sans merci pour arriver à bout de cette
gangraine qui mine la musique malienne». Elle souhaitait également
«un changement de comportement aux mélomanes sans lequel
la lutte contre la piraterie sera difficile». Elle a d’autant
raison qu’elle avait connu pareille mesavanture à la sortie
de «Nakan», son premier album. «Je n'ai presque bénéficié
d'aucune retombée financière du succès de Nakan à
cause de la piraterie.
C'est l'un des albums les plus piratés au Mali ces dernières
années. Nous ne savons plus à quel saint se vouer. L’histoire
de piraterie me dépasse. Avant la sortie de mon premier album les
jaquettes étaient en vente au marché. Celui là qui
vient de sortir a été piraté moins de trois jours
après le lancement parce que les jaquettes ont été
volées à l’imprimerie. Nous ne pouvons plus rentrer
au marché au risque de nous faire insulter ou agresser»,
déclare Mamou avec une très grande déception. Il
est en tout cas évident que les artistes ne peuvent rien sans le
soutien des populations et la protection (physique et sociale) des autorités.
Redoublons donc de vigilance pour que notre Mamou, comme tous les autres
artistes, puisse enfin tirer le minimun vital de son imense talent. Et
ce n’est pas trop tôt.
Le
Couple Amadou et Mariam
en deuil
L'Association des producteurs, la Direction de Mali K7 et son personnel
remercient tous ceux qui se sont joints à eux pour partager dans
la douleur, le décès de Madame Traoré Baïni,
mère de leur frère, ami et collaborateur Amadou Bagayogo
(le célèbre artiste malien), décès survenu
le jeudi 10 avril 2003.
Prions le Tout puissant pour le repos de son Âme !
King Mosseto
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