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14 Avril 2003
Nouvelle série

Mamou Sidibé nouvel album « Musoya » "Nakan" (Destin) est le titre du 1 er album qui a marqué, en 1999, la fracassante entrée de la jeune Mamou Sidibé sur la scène musicale malienne. Un succès national (environ 35.000 exemplaires vendus au Mali) qui a aussi permis à la superbe voix du Ganadougou, de faire un timide mais prometteur pas dans le showbiz international. Ces derniers temps, la Techno, Girl s'est un peu effacée de la scène. Pourquoi ? Elle s'en explique, à coeur ouvert, dans l'entretien qu'elle nous a accordé..

Question: Cela fait un bout de temps qu'on ne vous voit pas sur scène. Qu'est ce qui explique ce replis ?
Mamou : J'ai pris un peu de recule afin de mieux me consacrer à la composition et à l'enregistrement de mon album « Musoya ». Cela était d'autant nécessaire que je suis maintenant condamnée à faire mieux que la première cassette qui a été très bien accueillie par les mélomanes, surtout par les enfants et les Jeunes.

- Parlez-nous de ce nouvel album?
C'est un album de douze titres qui est sorti sur le marché le 03 avril dernier. J'ai donné le meilleur de moi pour répondre aux attentes de mes fans et mériter leur confiance. Malgré la conjoncture qui sévit actuellemnt, ils continuent à se sacrifier pour pouvoir acheter des cassettes légales. J'espère que l'album sera à la hauteur de leurs attentes.

- Nakan, votre premier album, a eu beaucoup de succès. A-t-il financièrement été à la hauteur de vos attentes ?
Dieu merci! Même le simple fait de pouvoir mettre un album sur le marché est une grande chance et un immense bonheur, pour lesquels il faut toujours rendre grâce à Allah.! Sinon je n'ai presque bénéficié d'aucune retombée financière du succès de Nakan à cause de la piraterie. C'est l'un des albums les plus piratés au Mali des dernières années.

- Justement à peine mis en vente la cassette a été piratée
Nous ne savons plus à quel saint se vouer, l’histoire de piraterie me dépasse. Avant la sortie de mon premier album les jaquettes étaient en vente au marché. Celui là qui vient de sortir a été piratée moins de trois jours après le lancement. Les jaquettes ont été à nouveau volées à l’imprimerie. Nous ne pouvons plus rentrer au marché au risque de nous faire insulter ou agresser.

- Qu'est ce qui distingue votre 1er album de celui là ?
Le premier album est exclusivement techno. Alors que sur Musoya, il n'y a que quatre morceaux techno. Nous avons reculé pour sauter, non pas que nous n’avons pas d'idée mais parce que nous sommes conscients que la revalorisation des instruments traditionnels, des piliers de nos traditions et de notre culture, est un devoir pour nous les artistes. Les huit autres titres sont donc arrangés à partir des instruments traditionnels comme le dun dun, la calebasse, le kamalen ngoni, la flûte...

- Vous avez eu la chance de participer à des festivals comme Africolor de Saint Denis (France) ; Voix de Femmes à Bruxelles( Belgique) et quelques concerts en Europe.Qu'est ce que ces concerts vous ont-il apporté ?
Une très grande et enrichissante expérience. J'ai eu beaucoup de contacts et assez d'opportunités d'approfondir mes connaissances musicales et d'évaluer le chemin parcouru ainsi que ce qui me reste à faire pour me hisser au niveau de mes aînés sur la scène internationale comme Salif Keita, Oumou Sangaré, Nahawa Doumbia, Rokia Traoré, etc. Je crois avoir progressé et j'espère que les mélomanes, vont sentir cela sur Musoya.

- Le fin mot de la fin ?
Cet album a été réalisé avec une certaine maturité surtout dans l'esprit de la solidarité et de la fraternité. Il revient aux mélomanes de juger le fruit de mon travail. Le seul conseil que je leur donne, c'est de payer des cassettes légales de leurs artistes. Je salue l'initiative des autorités qui ont donné une machine à sticker au Bureau Malien du Droit d'Auteur BUMDA). Je voudrais dire au bureau malien de droit d’auteur, que la lutte contre la piraterie est un combat de tous les jours, les pirates ne viendront jamais se livrer, il faut mener une lutte sans merci pour arriver à bout de cette gangraine qui mine la musique malienne. Enfin,je demanderai un changement de comportement aux mélomanes sans lequel la lutte contre la piraterie sera difficile.

Le Tchatcho Koffi Olomidé Le nouveau Koffi sera dans les bacs le 15 avril 2003, «Raison d’ Etat» est le titre de ce nouvel opus qui sortira en double album «Vol. 1» et «Vol. 2». Raison d’Etat, comme son titre l’indique, dépasse la personne même de Koffi. Les conditions matérielles et financières mises à sa disposition pour la réalisation de ce double album, son attachement aux valeurs culturelles de son Congo natal et sa recherche constante de sonorités nouvelles auraient amené l’ambianceur de Kinshasa à appeler son double album Raison d’Etat. C’est aussi 16 titres de bonheur. Raison d’Etat, comme vous n’avez jamais connu Koffi Olomidé. Raison d’Etat pour tous les fans de la rumba congolais sera sans nul doute le tube du printemps. A vos marques. Ça va chauffer sur les pistes de danse.

Redoubler de vigilance Presque moins de quarante huit heures après, sa sortie, «Musoya» le nouvel album de la Techno Girl Mamou Sidibé est déjà victime de la piraterie. On se demande même si les produits piratés n’ont pas occupé les backs en même temps que les cassettes légales. Ce qui n’est guère surprenant car quelques jours avant sa sortie officielle, environ huit mille jaquettes de ce superbe album avaient été dérobées à Imprim Color. C’était tout juste avant la livraison au producteur. Ce qui avait contraint le producteur, Mali K7, à changer la présentaion de la jaquette. Il était évident que celui ou ceux qui ont dérobé les jaquettes n’avaient pas de bonnes intentions. Ce sont soit des pirates ou leurs complices. Mais on n'imaginait pas qu’ils allaient oser mettre leurs œuvres piratées sur le marché avec une telle rapidité. La cassette de Mamou est sortie le jeudi 3 avril. Et déjà le mardi 8 avril, elle était concurrencée par des produits distribués par ceux qui ont volé les premières jaquettes à Imprim Color.

Heureusement, un vendeur a déjà été épinglé grâce à la vigilance d’un producteur-distributeur. Dénoncé, le vendeur a été arrêté par Interpool. Et il n’a pas tardé à se mettre à table pour dénoncer ses nombreux complices. Actuellement, l’enquête suit son cours et des têtes, pas les moindre, vont certainement tomber d’un moment à l’autre. En attendant, les mélomanes, surtout les fans de Mamou, doivent redoubler de vigilance pour nous aider à démanteler ce réseau qui condamne nos artistes à la précarité et les producteurs à la faillite avec tout ce que cela comporte comme conséquences sociales et économiques.
Malgrè l’énorme succès qui accueil Musoya sur le marché, le producteur n’a pas encore réussi à écouler les six mille exemplaires mis en distribution le 3 avril dernier. Cela se comprend aisément si l’on sait que les cassettes légales sont concurrencées de façon déloyale par des produits moins chers parce que piratés et écoulés avec des jaquettes volées. Comme la talentueuse Techno Girl disait dans Le Reflet, un tri hebdomadaire de la place, quelques semaines avant la sortie de Musoya, «la lutte contre la piraterie est un combat de tous les jours, les pirates ne viendront jamais se livrer, il faut mener une lutte sans merci pour arriver à bout de cette gangraine qui mine la musique malienne». Elle souhaitait également «un changement de comportement aux mélomanes sans lequel la lutte contre la piraterie sera difficile». Elle a d’autant raison qu’elle avait connu pareille mesavanture à la sortie de «Nakan», son premier album. «Je n'ai presque bénéficié d'aucune retombée financière du succès de Nakan à cause de la piraterie. C'est l'un des albums les plus piratés au Mali ces dernières années. Nous ne savons plus à quel saint se vouer. L’histoire de piraterie me dépasse. Avant la sortie de mon premier album les jaquettes étaient en vente au marché. Celui là qui vient de sortir a été piraté moins de trois jours après le lancement parce que les jaquettes ont été volées à l’imprimerie. Nous ne pouvons plus rentrer au marché au risque de nous faire insulter ou agresser», déclare Mamou avec une très grande déception. Il est en tout cas évident que les artistes ne peuvent rien sans le soutien des populations et la protection (physique et sociale) des autorités. Redoublons donc de vigilance pour que notre Mamou, comme tous les autres artistes, puisse enfin tirer le minimun vital de son imense talent. Et ce n’est pas trop tôt.

Le Couple Amadou et Mariam en deuil
L'Association des producteurs, la Direction de Mali K7 et son personnel remercient tous ceux qui se sont joints à eux pour partager dans la douleur, le décès de Madame Traoré Baïni, mère de leur frère, ami et collaborateur Amadou Bagayogo (le célèbre artiste malien), décès survenu le jeudi 10 avril 2003.
Prions le Tout puissant pour le repos de son Âme !

King Mosseto