Bembeya
Jazz
Partir pour de nouvelles aventures pour prouver sa résurrection
! Voilà l'ambition du célèbre Bembeya jazz. Une
formation musicale mythique qui revient au devant de la scène
avec un opus bientôt disponible au Mali grâce à
Mali K7. Premier enregistrement depuis 14 ans du groupe fondé
dans les années 60. La sortie de cet album, "Bembeya",
est réellement un événement en Afrique et partout
où l'orchestre a eu à tenir les foules en haleine à
la splendeur de son épopée. La critique voit en elle
comme "le début d'un nouveau chapitre excitant dans
la vie de l'un des meilleurs orchestres de danse de l'Afrique".
Un nouvel envole toujours sous l'impulsion du soliste virtuose Sékou
Bembeya Diabaté "Diamond
Fingers". Guitares éblouissantes, harmonies vocales intemporelles,
tonalité étincelante des cuivres… traduisent la
beauté de l'album ainsi que la fierté et la gaieté
qui ont fait l'authenticité du Bembeya depuis sa création.
Les sommités comme Mohamed Kaba,
Condé Mory Mangala et Papa
Kouyaté sont restées fidèles à
cette philosophie. Ce qui fait que "l'authenticité,
l'esprit, le groove et la créativité singulière
de cette entité puissante demeurent toujours intacts".
L'inspiration de ces nouveaux enregistrement est profondément
puisée dans l'inépuisable source du Bembeya afin de
constituer un rappel du glorieux passé et un avant-goût
d'un retour qui s'annonce triomphal. Ceux qui avaient pensé
occuper la place n'ont qu'à se tenir prêts à vider
la scène. Le baobab a résisté à la tempête.
Un baobab que Sékou Touré (Paix à son âme
a planté en 1961. c'était à travers un ambitieux
programme de création de groupes artistiques régionaux
et nationaux "capables de promouvoir l'esprit africain d'une
nouvelle nation". Une jeune nation indépendante qui aspire
à tourner définitivement la page de la colonisation,
en évitant surtout l'acculturation. A l'époque, Beyla,
une ville de l'extrême sud à la lisière du Mali
et de la Côte d'Ivoire, était une paisible localité
qui se distinguait surtout par sa vitalité artistique et culturelle.
L'initiative de Ahmed Sékou Touré est donc prise au
rebond à Beyla. Il faut rappeler qu'à la même
période, Sékou Diabaté, avait abandonné
le domicile familial pour tenter sa chance, avec succès à
Conakry et à Kankan. Sa première réaction a donc
été de décliner l'offre de retour au bercail
qui et d'intégrer le nouveau groupe. "J'ai dit non,
je n'y vais pas. Mon oncle m'a dit : Sékou écoute moi.
Je suis le jeune frère de ton père. Si tu ne viens pas
avec moi, je vais le dire à tout Kankan. Tu connais nos lois.
Je suis capable de t'obliger à me suivre. J'ai alors fais mes
affaires pour suivre mon oncle à Beyla", se rappelle
le Diamond Fingers.
Bien lui en pris parce que, sous son ingénieuse direction,
la réputation du groupe et le talent de ces musiciens ont vite
dépassé le cadre de Beyla.
Les membres décident alors de donner le nom de la rivière
qui arrose Beyla : Bembeya. Leur succès triomphal au concours
régionaux et nationaux leur confère rapidement le statut
de groupe national. C'est ainsi que le Bembeya déménage
à Conakry où il côtoie Kélétigui
et ses Tambourines, Balla et ses Baladins
et le groupe Horoya. La concurrence est
rude. Le Bembeya est obligé de jouer souvent, jusqu'à
six fois par semaine pour conserver sa place de leader.
En 1963, le Bembeya accueille Aboubacar Demba Camara et Salifou Kaba,
deux chanteurs amis. Une arrivée qui coïncide avec la
volonté de développer un nouveau répertoire plus
excitant et plus original. "Chaque semaine, on essayait de
nouvelles chansons pour attirer le public. On était obligé
de créer", se rappelle Salifou. La formation introduit
ainsi le folklore mandingue dans l'épique composition, "Regard
sur le passé". Ce qui lui vaut une victoire éclatante
et historique lors du concours organisé par Sékou Touré
pour commémorer la mémoire de l'empereur Almamy Samory
Touré. Toujours dans la quête d'un style original, Sékou
Diabaté ajoute deux guitares rythmiques et développe
son propre jeu en utilisant la guitare hawaïenne sur certaines
chansons. Les danseuses font ensuite leur apparition au début
des années 70. Un tournant décisif vers la légende
et le mythe parce que l'orchestre venait ainsi de créer un
show scénique spectaculaire. Toutes ces innovations par la
suite seront largement imitées un peu partout en Afrique, notamment
au Mali avec les orchestres comme Soci Stars,
les Messagers, las
Maravilas (Badema),
Ciwaara Band, Sidiyassa,
Super Biton, Kanaga,
et Bronconi…
L'élan
et l'avantage ainsi pris sont brisés en 1973 avec la mort tragique
et accidentelle, à Dakar, de Aboubacar Demba Camara. Ses camarades
ont mis du temps à se remettre de cette perte inestimable.
Surtout que peu de temps après commencent les problèmes
économiques de la Guinée. Une crise sérieusement
ressentie dans tous les domaines. Heureusement, le Bembeya parvient
à se maintenir et même à prendre un nouveau départ
avec Sékouba Bambino Diabaté qui apporte du sang neuf
au vénérable groupe. Juste avant sa disparition, Ahmed
Sékou Touré est contraint de privatiser les orchestres
nationaux et offre à chacun d'eux un club comme source de revenu
lui permettant de se prendre en charge. Sékou Diabaté
se souvient de ce moment et surtout du discours tenu par le défunt
père de la révolution guinéenne. Sékou
Touré a dit : "Si ça vous convient, tant mieux.
Sinon, on verra ce qu'on peut faire d'autre pour vous. Malheureusement,
il est décédé quelques mois plus tard",
se souvient Diamond Fingers.
La tâche s'est compliquée pour les orchestres de danse.
Surtout que les producteurs et le public se tournaient vers des jeunes
artistes obligeant des talents comme Sékouba Bambino de tenter
une carrière solo. Le Bembeya va alors se contenter de quelques
prestations chaque fois qu'il en a l'opportunité. Ce qui condamne
les musiciens à se battre pour trouver des moyens de survie.
Ainsi, en 1990, Sékou Diabaté enregistre un tube à
succès avec son épouse, la sublime Dianka
Diabaté. Celui-ci est suivi d'un exceptionnel album
entièrement instrumental portant la signature du virtuose lui-même
et baptisé "Diamond Fingers". Le célèbre
guitariste a presque déménagé à Paris
où il a la possibilité d'avoir des opportunités
de mettre son talent en valeur.
En 1998, la Guinée et presque toute l'Afrique doivent célébrer
le centenaire de Samory Touré. Sékou est rappelé
à Conakry pour la reformation du Bembeya en vue l'événement.
"Le groupe ne s'était pas séparé. Mais,
dans la vie, il y a des hauts et des bas, des bons et mauvais moments",
déclaré le leader avec une grande philosophie.
Depuis 1988, le Bembeya n'était pas entré au studio.
Les retrouvailles constituent donc l'occasion propice de relancer
la grande aventure et mettre fin à la nostalgie des mélomanes.
Peu de temps après, le Directeur du Festival "Musiques
Métisses d'Angoulême", Christian Mousset, invite
le Bembeya non seulement à se produire à cette manifestation,
mais aussi à y enregistrer un nouvel album. C'est ainsi que
l'année dernière le Bembeya Jazz fait son grand retour
sur la scène européenne. Après le festival, la
douzaine d'artistes reste à Angoulême pour enregistrer
ce splendide album malgré l'indisponibilité de Bambino.
Une œuvre "rétrospective" qui est composée
de nouvelles versions des morceaux de la grande époque des
années 60-70 (Bembeya, Sanfaran, Sabou, Lefa, Yèlèma
Yèlèmaso et Soli au Wassoulou) ainsi que des compositions
inédites. Le groupe mythique, par ce retour prometteur, prouve
qu'il reste une grande formation musicale capable de voler vers de
nouvelles aventures. Pour la critique, à une époque
où les grands orchestres nés dans la fougue de l'indépendance
ont presque tous disparus, "la renaissance du Bembeya Jazz est
une bonne nouvelle pour les amateurs de musique. De même, pour
une nouvelle génération de musiciens africains qui va
sans doute s'en inspirer". Le 7 Août prochain, Bembeya
coulera pour arroser l'ensemble du territoire national. N'attendez
plus, réservez vos cassettes auprès de vos vendeurs
habituels.
Le
roi signe son retour
Lassy King Massassy plus connu
sous le sobriquet King nous revient avec un nouvel album "Niokala
So" (Cheval de bois). Niokala So est un album splendide qui marquera
le retour du "King" du mouvement rappologique malien après
la désertion de Daouda et de Diarra partis pour d'autres cieux.
Le King a fait ses premiers pas au début des années
90 en créant son groupe les Sofas
avec Tidiane Traoré (paix à son âme). Ensemble
ils produiront un album "Farafina farafin" qui leur permettra
de faire une tournée de 24 dates aux USA.
En 1996, en compagnie de Daouda et Diarrakè, ils mettent sur
pied un groupe de rap King Da Dja qui dominera sans partage le mouvement
hip hop malien. Cette dictature permettra au groupe d'être invité
par Salif Kéita
à la Cité de la musique et à la Cigale à
Paris. Des concerts ici et là dans les différentes formations
musicales en France, en Cote d'Ivoire et au Burkina, King exerce une
monarchie absolue.
En 1998, il embrasse une carrière solo et prend le sobriquet
King LKM (Lassy
King Massassy). Parallèlement à sa carrière
Solo, il intègre une troupe théâtrale "l'atelier
de Bamako", et suit une tournée de plus de cent représentations
avec Georges Bigot, metteur en scène, ancien acteur d'Ariane
Mnouchkine. "Niokala So" est un chef d'œuvre musical
qui témoigne de la maturité de l'Artiste. Niokala So,
un album singulier qui sortira dans la 2e quinzaine du mois d'Août
sous les couleurs de Mali K7 SA. Attention! Exigez le label Mali K7
sur la tranche de vos cassettes et les Stickers BUMDA. C'est à
ce prix que nos artistes pourront enfin vivre de leur art et continueront
à vous faire rêver.
Yéli récidiviste
Après l'éclatant succès rencontré lors
de son concert du 12 juillet, Yéli
Fuzzo remet ça le mercredi 30 juillet au palais de la culture
à partir de 16heures. Entrée 1.000 FCFA, en outre son
prochain album "je rap donc je suis" sera mis en vente sur
le lieu du spectacle au prix de 1.000 FCFA seulement. Saisissez cette
opportunité unique d'acheter des cassettes sans risque de vous
faire arnaquer. SNK; Ta-K-Mi
et Magic Black Men
auront aussi leur produit en vente au même prix. Rendez –
vous donc le mercredi 30 juillet 2003 au palais de la culture à
partir de 16 heures pour une nouvelle communion rappologique, Wallaye!