Que
veut le syndicat du Bumda?
Les journées de réflexions sur la piraterie des œuvres
artistiques et littéraires se sont tenues à Bamako les
9,10, et 11 septembre 2003 au Palais des congrès de Bamako
sous la présidence de Monsieur le Ministre de la Culture Cheick
Oumar Sissoko.
A l'issue des travaux, plusieurs recommandations ont faites, entre
autres recommandations
- L'élaboration de textes régissant la profession de
producteur et distributeurs des phonogrammes et vidéogrammes
en République du Mali.
- La relecture de la loi n° 84-26/AN6RM du 17 octobre 1984 régissant
la propriété littéraire et artistique en République
du Mali
- L'introduction de l'enseignement du droit d'auteurs dans les modules
de la formation juridique et dans les programmes d'éducation
civique et morale.
- L'interdiction formelle d'importer des phonogrammes, d'œuvres
culturelles et artistiques maliennes pendant une période de
trois ans.
-L'engagement des producteurs et importateurs à fabriquer des
cassettes dans une usine identifiée et sous surveillance d'une
société de droit d'auteur avec une licence d'importation.
- L'adhésion du Mali à la convention de Rome relative
aux droits voisins
- Vulgarisation des stickers avec des numéros de série
sur toute l'étendue du territoire.
- La création d'une brigade de lutte contre la piraterie.
- L'instauration de carte professionnelle pour les revendeurs.
-La mise en place d'une commission de suivie des présentes
recommandations.
Dans sons discours de clôture, le Ministre Cheick
Oumar Sissoko n'est pas allé de mains mortes. Il est
allé au-delà de son discours officiel pour cracher ses
quatre vérités aux participants médusés.
En effet, réalisateur engagé sur tous ces chefs-d'œuvre
(Nyamanto, Genèse, Guimba le Tyran…), Cheick
est un homme de devoir et de conviction qui ne s'embarrasse pas de
la langue de bois pour exprimer ses opinions. Il a dit, sans ambages,
qu'il était temps que les uns et les autres changent de comportement.
Par rapport à la lutte contre la piraterie, il a fustigé
la complicité de certains agents du Bureau malien du droit
d'auteur (BUMDA), et l'hypocrisie de certains producteurs et importateurs
qui s'affichent publiquement contre le fléau alors qu'ils sont
en train de tuer l'art et les créateurs dans l'ombre. Le ministre
a ouvertement demandé aux agents du Bumda d'évoluer
positivement dans leur comportement et dans les plus brefs délai
sinon il sera obligé de faire le ménage dans ce bureau
qui devient une sorte de cheval de Troie dans le camp des adversaires
de la piraterie. Une sortie qui n'a pas naturellement pas plu à
ces derniers. Leur syndicat a réagi en voulant rencontrer le
ministre. On ne sait pas ce qu'ils ont pu dire au ministre. Toujours
est-il qu'à leur sortie, on a entendu leurs délégués
vociférer entre eux dans la rue du Ministère de la Culture.
La preuve qu'ils ne s'entendent pas entre eux.
On a entendu certaines personnes dire que leurs "dents n'ont
pas poussé au Bumda". Ce qui est évident parce
qu'on les a recruté en passant qu'ils étaient majeurs,
compétents et honnêtes pour servir le Mali et protéger
l'art. Il est vrai que leurs dents de cannibales n'ont pas poussé
au Bumda, mais il est évident qu'elles s'y sont consolidées
au point de leur permettre de sucer le sang de nos créateurs
en complicité tacite avec ces vampires de pirates.
En décidant de s'attaquer au Ministre au lieu de changer de
comportement, ces agents se trompent de combat. Parce qu'il est évident
qu'ils ne pourront jamais ébranler ce baobab, un créateur
qui figure dans le lot de leurs victimes, aujourd'hui soutenu par
l'ensemble des forces vives de notre nation. A commencer par les artistes
qui, sous l'impulsion de la jeune Rokia
Traoré, Habib Koité,
Kandia Kouyaté,
Oumou Sangaré,
Binkè Traoré, King,
Amkoullel, Aly
Farka Touré, Babani Koné,
Nafi Diabaté, Astan
Kida, Djagbawara
Sali… se sont une fois de plus rencontrer au Carrefour des
jeunes pour manifester leur ras-le-bol et réaffirmer leur soutien
sans faille au Ministre Cheick Oumar Sissoko.
Un cadre compétent et intègre qui bénéficie
également du soutien de la presse nationale et de tous ceux
qui aspirent au vrai changement dans ce pays. Et Allah sait qu'ils
sont nombreux. Le ton est donné que chacun joue sa partition.
Effets
Folk Life ?
Dans le Mag n°29, nous vous annoncions le départ de Yeli
Fuzzo et de son frère pour leur étude. A peine arrivés,
les tourneurs américains ont pris contact avec Yéli
Konaté dit Yeli Fuzzo
pour non seulement la promotion de son nouveau tube "Mali Djaka",
mais aussi pour son management aux USA. Pour l'heure "Le Fou"
n'a pas perdu sa lucidité, il est en train de se plonger sur
les différentes propositions de management qu'il a reçu
afin de faire un choix judicieux. C'est d'ailleurs pourquoi il a d'abord
demandé conseils chez Mali K7 SA. Vous aussi faites confiance
à Mali k7 S A.
Concert
Royal
Un mois après la sortie de son album "Nyokala So"
(cheval en tige mil) Lassy King
Massassy, le roi du hip hop malien sera en concert à l'Olympia,
l'une des plus grandes et prestigieuses salles de spectacle de Paris,
le 18 octobre prochain avec le talentueux Cheick
Tidiane Seck qui n'est plus à présenté
au public malien et africain.
Du coté de Paris, on nous annonce que les tickets pour ce rendez
vous royal ont déjà été mis en vente.
En tout cas, le trône du roi est loin d'être menacé
au Mali.
12
Sirènes pour une couronne
En collaboration avec l'Ortm, l'assemblée des maliens de France
organise la première édition de l'élection Miss
Mali-France le 27 septembre 2003 à l'hôtel de ville de
Bondy. Outre Modibo Souaré et
Adama Koité qui partiront de Bamako
le 25 de ce mois, Mah Damba, Nanou
Coul, Yayi Kanouté, Sira
Kouyaté et Guimba seront
aussi de la fête.
En
Bref !
Le groupe Africando est attendu au Burkina
Faso les 26, 27 et 28 septembre 2003 pour une série de concerts.
Nabintou Diakité est attendu à
Abidjan pour un concert sur invitation du mouvement citoyen de la
Cote d'Ivoire.
Yoro Diakité prépare activement
une tournée de promotion de son nouvel album à travers
le Mali.
C'est le 25 de mois que "le beau" Amkoullel
prendra son départ pour la France où il entreprendre
ses études d'ingénieur du son.
Jeannot William's chef de section culturelle
de la télévision guinéenne était à
Bamako la semaine dernière pour préparer la prochaine
édition de "Djembé d'or".